La résurgence d’un « art de vivre » à la française.

Sabrina CONSTANTIN

Chaque année, le Grand Palais ouvre ses portes, aux professionnels comme aux amateurs d’art venus du monde entier. C’est la célèbre biennale des antiquaires pour le plus grand plaisir de nos pupilles !

Près d’une centaine de galeries se réunissent pour transformer les lieux en un véritable musée éphémère aux offres très variées, nous incitant à passer de la peinture française du XVIIIème à l’art océanien de Papouasie. Il y a de tout d’une qualité exceptionnelle, du design du XXème aux consoles Louis XV, des rivières de rubis dans lesquelles nous nageons pour accoster sur une table de Gabriella Crespi saisissante de beauté.

De l’archéologie, de l’antiquité romaine, grecque, égyptienne, tout y est.

Certaines pièces sont de véritables chef d’œuvres, plus fascinantes que jamais, nous replongeant au cœur de l’art de vivre à la française ou se déploient notamment tous les fastes de la décoration intérieure des XVII et XVIIIème siècle, comme ces tapisseries de la manufacture des gobelins.

Quatre tapisseries tissées à or, réédition précieuse de la manufacture des gobelins entre 1665 et 1673 pour Jean-Baptiste Colbert, ministre du roi Louis XIV. Restitution réelle des scènes de chasse de la tenture de Bruxelles du XVIème conservée au Musée du Louvre : Les chasses de Maximilien.

Cet évènement incontournable sous la verrière du Grand Palais nous invite à reconsidérer toutes ces pièces d’exception mises en scène avec goût et talent. C’est l’expression d’un moment de perfection de l’art français.

Malgré un démarrage plus enthousiasmant que l’année précédente et une volonté d’instaurer un véritable climat de confiance avec son public, cette prestigieuse exposition ne connait pas le succès escompté. Le public n’est malheureusement pas encore au rendez-vous, échaudé par une crise politique et économique difficile à effacer des consciences.

L’exposition a lieu au Grand Palais du 11 au 17 septembre 2017.